La France s'est levée !

 

 

 

Il est des moments de l'Histoire où aucun mot ne peut décrire les horreurs dont certains hommes sont capables… et en ce début de 2015 nous restons sans voix devant l'attentat qui a frappé le journal "Charlie Hebdo" et l'épicerie Casher.  C'est en fait un horrible massacre préparé et perpétué de sang froid ! Il nous faut bien parler de ces affreux évènements dans ce journal qui s'est fait depuis toujours le défenseur de la Paix entre les hommes au delà des convictions de chacun…

 

Faut-il rappeler que chacun et chacune d'entre nous a la liberté de choix dans sa vie privée pour adhérer et croire à toute philosophie ou pratiquer toute religion qui lui semble correspondre le mieux à sa pensée et répondre au mystère de sa destinée.

 

CROIRE ! Voilà un droit que personne ne peut contester à l'homme, mais nous devons nous poser cette question :

Croire sans mémoire, cela est-il possible ?

 

Aujourd'hui la plupart de nos contemporains célèbrent la présence de l'instant… et cherchent à se défaire du passé et de l'avenir.

 

Il est évident qu'il ne faut pas s'enfermer dans le passé et nous avons déjà affirmé dans un article récent qu'il y a plus fort que le Passé, plus fort que le Souvenir : c'est la Vie et son mouvement.

Il ne faut pas non plus rêver de l'Avenir car alors l'homme vit mal ce rêve et sera souvent déçu.

Le présent, c'est un moment qui passe et qui naturellement se replacera vite  dans le passé et deviendra une partie de notre mémoire vivante… Les romains pensaient en complément du "Carpe Diem" d'Horace (vit l'instant présent…)

 

"Si l'instant présent est difficile et te rend triste, souviens-toi des jours heureux et des bons souvenirs".Vous vous demandez peut-être, chers lecteurs, pourquoi j'évoque le temps qui conjugue passé, présent et avenir ?

 

Parce que je crois que l'homme sans mémoire, sans racines est un homme qui souffre, qui ne voit pas ce que le destin peut lui offrir : alors il pourra être sensible à telle ou telle idéologie qui donnera un sens à sa vie au mépris parfois de cette idée force qu'est "le respect de l'homme", selon le mot d'Antoine de Saint-Exupéry.

 

Ce qui se passe dans le monde est grave.

 

Une certaine jeunesse est "travaillée" par des fondamentalistes religieux qui endoctrinent les jeunes et utilisent les esprits les plus faibles ou les individus qui se sentent perdus dans la mondialisation actuelle, pour les entraîner dans la haine, la violence et finiront par faire d'eux des barbares.

 

Nous ne pouvons pas être indifférents à ces massacres qui endeuillent notre pays et ont pour but final la mort de la Démocratie, gardienne de notre Liberté, au nom d'une religion historique qui n'a rien à voir avec ces tueurs fous !

 

La levée en masse de nos concitoyens qui, unis au delà de leurs opinions ou engagements politiques et religieux, ont défilé dans le calme et le recueillement  par millions à Paris et dans les villes et villages de France, montre que l'unité nationale n'est pas un vain mot quand l'heure est grave et le danger proche. Il s'agit de préserver la Liberté dont la Presse libre est un fort symbole et de condamner le racisme sous toutes ses formes.

 

Ce triste début 2015 devra s'inscrire dans la mémoire des hommes comme tant de ces moments que nous connaissons bien qui ont vu les hommes et les femmes donner leurs vies pour leur pays, leurs idées et pour la Liberté. Je n'oublie pas les victimes innocentes : nous pensons à ces familles mutilées, à ces enfants orphelins et nous nous inclinons devant leur douleur qui devient notre propre douleur.

 

Restons debout face à l'adversité, face aux extrémistes qui rôdent et voudraient détruire nos sociétés et appelons les démocraties à prendre les mesures nécessaires pour assurer la paix civile.

 

N'oublions pas que l'âme d'un peuple tire sa force des exemples du Passé. Ceux-ci sont les guides sacrés des vivants et toute civilisation disparaît le jour où elle oublie son âme.

 

Courage la France ! 


Jean Desmarès
Rédacteur en chef adjoint
Président honoraire de la Fédération  Nationale