DEUXIÈME GUERRE MONDIALE - LE MAQUIS DE DURESTAL 

 

Inauguration du Chemin de la Mémoire du Camp de Résistance de Durestal en Dordogne 

 
 

Le samedi 15 juin 2013 à Cendrieux, on inaugurait le chemin de la mémoire, reconstitution fidèle sur des vestiges un peu érodés par le temps, du camp de la Résistance de Durestal. Autour d’une stèle élevée en1990 sur la position même de ce camp,  les lieux de vie et de combats ont été fidèlement reconstitués.

  
 

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Le samedi 15 juin 2013 à Cendrieux, on inaugurait le chemin de la mémoire, reconstitution fidèle sur des vestiges un peu érodés par le temps, du camp de la Résistance de Durestal. Autour d’une stèle élevée en1990 sur la position même de ce camp,  les lieux de vie et de combats ont été fidèlement reconstitués.

 

   

C’est au printemps 1943 que Marc Goldman, jeune juif polonais, réfugié en Dordogne, se voit confier la mission de recruter et de former des hommes pour le maquis de l’Armée Secrète de ce département. C’est alors que dans ce secteur s’organisent des groupes de résistants qui trouvent refuge en juillet 1943 dans les bois de Durestal. Le premier maquis « des Sangliers »   s’installe en ces lieux sous le commandement de Marc Goldman alias « Mireille » en septembre 1943. Après son arrestation, le site est utilisé par différents groupes, le dernier étant celui de « Ancel », pseudonyme de son chef Antoine Diener, alsacien qui rejoindra en septembre 1944 la brigade Alsace-Lorraine.

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C’est l’histoire de ce  maquis, son organisation, ses activités, sa vie quotidienne et son environnement qu’on voulut reconstituer dans un projet commun de Chemin de la Mémoire, les élus, les associations d’anciens combattants, et de très nombreux bénévoles et ce sous l’égide du Conseil  Général  de la Dordogne. Ce site comporte 14 lieux de mémoire répartis sur une parcelle boisée de 2,5 hectares reliés entre eux par un itinéraire fléché et correspondant aux principales activités des groupes de résistants y ayant séjourné.

   

Vous êtes sur la piste qui mène au célèbre Maquis de Durestal, l’un des plus important de Dordogne en 1943 /1944. Les bois sont difficiles d’accès et seuls quelques chemins détournés y conduisent. La densité des taillis, des châtaigniers, et le relief vallonné, permettaient aux maquisards de se cacher le mieux possible.  Ils étaient en contact avec les habitants et les fermes alentour pour le ravitaillement. Des sentinelles surveillaient les accès au camp ainsi que les allées et venues.

  

Dans l’enceinte du camp, chaque cabane avait sa fonction :  Une source, élément indispensable de survie fournissait l’eau potable et un lavoir pour la toilette...  Bien qu’il n’y ait eu que peu  de véhicules, un garage s’occupait de leur entretien.    

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La cuisine et la cantine étaient des lieux stratégiques du camp où la préparation des repas était assurée avec les moyens du bort : on mangeait essentiellement des pommes de terre à l’eau, des topinambours, des châtaignes, du pain et de la viande provenant des lapins de garenne.   Deux fosses profondes et larges où l’on accédait par un escalier creusé dans la terre et recouvertes de poutres et de feuillard, dissimulaient la soute à munitions et l’armurerie.                

 

 

Le maquis était organisé et encadré de manière militaire avec officiers et sous-officiers, et possédait une plateforme de rassemblement.  Une prison était présente pour détenir les personnes suspectées de mauvais comportement ou de dénonciation, mais aussi des poteaux d’exécution et des tombes.                     Les maquisards dormaient dans des cabanes recouvertes de feuillard  dans des conditions très précaire, à même le sol et sur des fougères ou des branchages                                                                                                                                                                    

Les principales décisions étaient prises au poste de commandement, une grande cabane à demi  enterrée où la hiérarchie recevait, donnait des ordres, établissait les stratégies, préparait les expéditions et les transmissions : c’était le cœur du camp.

Sur ce chemin de la mémoire, toutes ces stations sont représentées, le visiteur est renseigné par des plaques, des stéréoscopes et des audio- guides mis à la disposition par la mairie. Enfin, une brochure rassemble les données historiques et les témoignages de cet épisode de la Résistance en Dordogne, et s’intitule : « Chemin de la Mémoire - Le maquis de Durestal » du 15 Juin 2013  (1).

La cérémonie a débuté par la visite commentée de tous ces lieux reconstitués, suivie des discours des Autorités Civiles, Militaires et Associatives en présence de Madame veuve André Malraux dont le mari, ancien résistant  « Colonel Berger »  était venu en 1944 et en 1972 lorsqu’il était ministre de la culture, de la famille d’Antoine Diener dit « Ancel », des différentes Associations, d’une soixantaine de portes drapeaux et d’un public évalué à près de 500 personnes.     

Tous les orateurs dans leurs allocutions respectives ont mis en évidence l’importance et la qualité du travail réalisé et l’intérêt de cette reconstitution et donc de ce patrimoine qui constitue la mémoire de la résistance notamment pour les jeunes générations.

Bien que près  de 70 ans nous séparent de la fin des hostilités, l’émotion transpirait fortement au travers des discours, car ceux qui étaient là avaient un père, un grand père, un familier qui était passé par là. . .

 

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La cérémonie s’est terminée par le Chant des Partisans, la plantation d’un arbre du souvenir et le traditionnel pot de l’amitié.